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Le département

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Histoire

Petit historique du département

Vue du château de Lamartine à Saint-Point
Le château de Lamartine à Saint-Point

Avant de devenir un département, la Bourgogne du sud a traversé les siècles de la Préhistoire à la Révolution française.

Sans être encore un département,  la Saône-et-Loire avait déjà un rôle important en tant que carrefour entre le sud et le nord du Royaume de France. Elle rassemblait des zones géographiques très originales,  points de passage obligés entre le nord et le sud, qui bénéficiaient en outre de richesses naturelles. De ce fait, elles ont été peuplées très tôt mais aussi convoitées par les envahisseurs (déferlent successivement les Vandales en 204, les Huns en 451, les Burgondes et les Francs. Vers 730, les Sarrazins brûlent Mâcon et Chalon-sur-Saône. Puis les Normands en 852 et les Hongrois en 900).

Au Moyen Âge, de grands barons se partageaient le territoire, comme ceux de Brancion qui dominèrent pendant plusieurs siècles la majeure partie de la Saône-et-Loire, les comtes de Chalon-sur-Saône ou ceux du Charollais. L’art roman est bien représenté dans toute la Saône-et-Loire et notamment par les nombreuses églises romanes du Charolais et bien sûr, l’abbaye de Cluny qui, au Moyen Âge, étendait son ordre sur toute l’Europe.

Mais l’histoire du territoire est bien plus ancienne et plonge ses racines jusque dans la Préhistoire : Solutré, ainsi que la vallée de l’Arroux gardent traces des civilisations de l’âge de pierre. La mémoire du temps des Celtes, des Gaulois et de l’invasion romaine est particulièrement présente dans l’Autunois.

Au XIXe siècle, la Saône-et-Loire s’est construit une histoire industrielle forte et puissante enracinée sur les bords du canal du Centre avec des traditions ancrées dans la métallurgie, l'industrie minière, la céramique, la faïence.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Saône-et-Loire, coupée par la ligne de démarcation de 1940 à 1942, constitue une importante zone de résistance.

Du territoire au département

Le département a été créé officiellement par l’Assemblée constituante en 1790 (décrets des 26 février et 4 mars), à partir d'une partie de la province de Bourgogne. Les départements sont alors dotés d'un conseil départemental, nommé par l’administration. Sept districts partagent alors son territoire : Autun, Bourbon-Lancy, Chalon, Charolles, Louhans, Mâcon et Semur-en-Brionnais

Les grands traits de la physionomie actuelle du département sont déjà dessinés.
Élevage dans l’Autunois et le Charolais, vigne dans le Chalonnais et le Mâconnais, industrie des forges de Gueugnon et du Creusot, mines de Charbon à Blanzy et à Montceau-les-Mines.

En 1800, l’organisation est remaniée. Dans chaque département sont mis en place un préfet, un conseil de préfecture et un conseil général. Le préfet détient seul le pouvoir exécutif laissant au conseil général son rôle d’assemblée délibérante. C’est seulement en 1833 que cette dernière sera élue.

En 1852, le Conseil général est dissous à la suite du coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte. Les conseillers généraux sont alors intégralement remplacés par des candidats officiels du pouvoir.

En 1871, le département, de circonscription administrative de l’État, devient une collectivité territoriale par la loi du 10 août.

La loi de décentralisation du 2 mars 1982, transfère l’exercice du pouvoir départemental du préfet au président du Conseil général. Cette loi reconnaît au Conseil général le plein exercice de ses attributions. Depuis cette date, le Département est administré par deux organes : l’assemblée départementale qui délibère et le président du Conseil général qui représente l’exécutif. Les compétences du Conseil général sont accrues et nouvelles pour la plupart. Elles touchent à la vie quotidienne des citoyens.

Hémicycle et présidents

L’installation du Conseil général dans les bâtiments actuels de la rue de Lingendes s’est faite par étapes à partir de 1857. Alphonse de Lamartine, sans doute le plus célèbre président (de 1836 à 1851 avec des interruptions) a siégé rue de Strasbourg (dans les locaux de la préfecture). Quant à Joseph-Eugène Schneider, il présidait le Conseil général rue de Lingendes, dans ce qui est devenu la salle Lucie-Aubrac. C’est Ferdinand Sarrien qui a inauguré l’hémicycle actuel, construit sur une parcelle de terrain, rachetée au couvent de la Visitation.

En 2000, les services du Département ont déménagé à l’espace Duhesme, rue de Flacé. Seuls sont encore installés rue de Lingendes : le bureau du Président, son cabinet, les salles de commissions ainsi que la direction générale et la direction de la communication.

La loi de décentralisation du 27 janvier 2014 réforme les compétences des conseils généraux qui s’intitulent désormais conseils départementaux. Elle est accompagnée d’un redécoupage des cantons : à compter des élections de mars 2015, la Saône-et-Loire comprendra 29 cantons forts de deux conseillers chacun, obligatoirement un homme et une femme.