Le

Duà

SAINT-CLEMENT-SUR-GUYE

71400

Conférence

Conférence des Vendredis de Saint-Clément " Géologie et noms de lieux-dits autour de Saint-Clément : Beluse, Gourle, Chailloux, Couères " avec Gilles Valentin-Smith

Conférence dans le cadre des Vendredis de Saint-Clément proposés par l’Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye :

" Géologie et noms de lieux-dits autour de Saint-Clément : Beluse, Gourle, Chailloux, Couères "
avec Gilles Valentin-Smith, ingénieur agronome, passionné par les liens entre nature et histoire en Saône-et-Loire.

Vendredi 29 juillet 2022 à 20 h 30.

Salle communale de Saint-Clément-sur-Guye.

Entrée : 5 €, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

https://www.stclement-patrimoine.org

Ajouter à mon calendrier

Les noms de lieux-dits non habités, ou micro-toponymes, ont une ancienneté de plusieurs siècles. Leur permanence n'est pas seulement due au caractère conservateur du monde rural : ils étaient l'outil majeur des droits fonciers à des époques où les cartes parcellaires n'existaient pas. Beaucoup ont été repris sur le cadastre dit «  napoléonien  ».

 

Toute particularité fut bonne pour nommer un lieu-dit : un événement, une personne, un repère, un statut social ou juridique …

 

Il est certain que les caractéristiques intrinsèques du milieu ont été à l'origine de certains noms de lieux-dits. La présence de certaines plantes sauvages, de terriers d'animaux, une caractéristique du sol : tout peut être matière à dénomination, à condition que le lieu-dit voisin ne possède pas cette caractéristique.

 

La géologie, donc les roches du sous-sol, ont contribué à donner quelques dénominations, dont nous verrons quelques exemples autour de chez nous.

 

À l'opposé des linguistes, qui cherchent à définir un sens en travaillant sur la langue, Gilles Valentin-Smith s'est intéressé à la démarche inverse. Repartant du terrain, il a systématiquement répertorié et visité sur le terrain certains toponymes. Le cas des Beluse (Belouse, Boulouse …) en Côte chalonnaise et en Côte mâconnaise est le plus emblématique : allant à l'encontre d'une hypothétique origine gauloise retrouvée par les linguistes à partir du nom, la prospection de terrain a pu mettre en évidence de nettes corrélations géologiques entre les sites, permettant ainsi de proposer un sens au nom, puis à lui trouver une étymologie latine.

 

À l'inverse, la prospection de terrain permet, pour d'autres micro-toponymes, de conforter les déductions des linguistes.